OpinionDermatologie

L’ABSyM soutient les dermatologues, inquiets face aux décisions de la Loi-cadre Vandenbroucke

La Loi-cadre proposée par le ministre de la santé Frank Vandenbroucke met les dermatologues en colère: 90% d’entre eux craignent un allongement des délais d’attente et une perturbation du système de soins.

Dr Patrick Emonts, président de l'ABSyM - 26 mars 2026

DermatologuesUne enquête nationale menée auprès de 456 dermatologues dans les trois Régions du pays démontre une crainte massive de cette nouvelle réglementation, qui risquerait de gravement perturber le système de soins actuel.

La prise en charge médicale serait mise à mal, pas seulement pour les soins dermatologiques mais aussi pour toutes les autres spécialités.

Une concertation unilatérale 

Les dermatologues, tout comme d’autres médecins spécialistes, se sentent abandonnés et ne se sentent pas écoutés dans l’élaboration de la politique de santé actuelle.  

"L’ABSyM rejoint leur inquiétude et manifeste son désarroi quant à l’impact de cette Loi-cadre."

L'ABSyM-BVAS réitère son mécontentement face à cette Loi-cadre qui, sur bien des aspects, conduirait le pays vers un désastre médical. Un non-sens puisque la Belgique se classe actuellement parmi les mieux côtés en Europe en termes de qualité et d'accessibilité.

Appel au dialogue

L’ABSyM demande à ce que les décisions soient prises en concertation avec les professionnels de santé, dans la lignée de la réalité du terrain.

Sur le volet économie budgétaire, l'ABSyM propose des alternatives réfléchies avec tout le secteur de manière à faire les économies nécessaires sans mettre en péril la qualité de nos soins de santé, mais ses propositions restent malheureusement lettre morte.

Puisse la majorité politique entendre ce cri d'alarme pour sauver ce qu’il y a de plus précieux, la santé de nos patients, au moment du vote de la loi-cadre au parlement.

Écrit par Dr Patrick Emonts, président de l'ABSyM26 mars 2026
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